Le métier de psychomotricien est peu connu, et pourtant il déborde de richesses et de bienfaits pour les individus ayant des dysfonctionnements au niveau des mouvements, des gestes ou de la parole et qui souhaiteraient se réconcilier avec leur corps. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Murielle Botella et Flora Weydert, Entrepreneur-Salariées, Psychomotriciennes d’Amétis, qui exercent dans un cabinet à la Roche Sur Foron.

Flora Weydert
Portrait Murielle Botella

Qu’est ce que la psychomotricité et à qui s’adresse-t-elle ?

M.B : La psychomotricité s’appuie sur le lien fondamental entre psyché et soma dans la construction identitaire. Elle s’adresse aux personnes de tout âge souffrant de difficultés d’ordre mental, psychique, sensoriel ou moteur : troubles du schéma corporel et de l’image du corps, agitation, troubles du comportement, repérage spatio-temporel, retard de développement , maladresse, antécédents de chutes, maladies psychosomatiques… L’objectif est d’apporter un meilleur équilibre au patient, en s’aidant d’outils et de méthodes ludiques: relaxation, jeux, parcours moteur, expression corporelle, Arts plastiques…)

Quelles sont les étapes d’un accompagnement ?

F.W : Nous commençons par une étude du tonus, pour comprendre l’organisation corporelle globale de la personne et identifier l’origine de ses difficultés. Nous élaborons un bilan précis puis commençons la thérapie. La durée de la thérapie peut durer de 1 mois à 3 ans… selon les patients.

Quelles sont pour toi les compétences indispensables ?

M.B…… : l’écoute, savoir s’accueillir pour accueillir l’autre, être créatif, être dans l’ici et maintenant.

F.W : de bonnes capacités d’adaptation, le sens de l’observation, et de la créativité. Il faut pouvoir travailler nos objectifs corporels de façon ludique en proposant des jeux variés, mais aussi savoir se laisser surprendre et embarquer dans le jeu que propose un enfant. 

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

M.B : Habitée par la danse depuis toute petite, j’ai exploré pendant 12 ans la pédagogie, le travail de scène et de création. Puis j’ai eu besoin de comprendre quel sens avait le mouvement dans la vie de l’être humain et comment se mettait en place l’esprit créateur en chacun de nous pour amener ces dimensions de libération du mouvement et de créativité qui mènent à la construction d’un soi. Je me suis donc dirigée vers la psychomotricité

F.W : j’ai été éveillée très tôt à différents média artistiques et sportifs (musique, danse, aviron) et j’ai souhaité pouvoir utiliser ce bagage corporel dans mon travail pour proposer à des enfants ou des adultes de vivre ou revivre des expériences constructives et signifiante dans leur façon de se mouvoir, d’interagir avec le monde.

Les séances de psychomotricité sont-elles prescrites par ordonnance ?

FW: Oui, notre profession est réglementée en tant que profession paramédicale, mais nos actes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. C’est une démarche similaire à celle d’une psychothérapie, sauf si le sujet est reconnu auprès de la MDPH (personnes en situation de handicap ), alors des aides sont possibles.

Un petit mot à rajouter ?

M.B : Je n’ai pas la prétention de guérir, je savoure simplement le bonheur de voir les personnes que j’accompagne trouver pour eux-même le plaisir à se mouvoir, et sentir l’étonnement qu’elles ont lorsque leur esprit créatif se libère.

Merci à nos deux psychomotriciennes. N’hésitez pas à les contacter:

Le Liberty A-230 avenue de la Libération 74800 La Roche sur Foron

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